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Le droit à l'information, à la libre expression et à la libre critique,
ainsi qu'à la diversité des opinions est une liberté publique fondamentale.
C'est un droit des citoyens et non pas un privilège des journalistes: sans
information libre, sans une presse indépendante et pluraliste, il ne saurait y
avoir d'authentique délibération démocratique.
Or, loin de réduire les retards français en ce domaine, l'actuel président
de la République les aggrave, tant par sa pratique personnelle du pouvoir que
par les décisions qu'il impose à la hussarde. Mise en œuvre au mépris des
droits du Parlement, la réforme de l'audiovisuel public résume cette régression
de nos libertés. Accorder au seul chef de l'Etat le pouvoir d'en nommer et
révoquer les dirigeants, c'est abolir symboliquement l'indépendance des radios
et des télévisions publiques. C'est un abus de pouvoir, et c'est l'abus de
trop.
Une République où le pouvoir exécutif impose ainsi sa loi au pouvoir
législatif et ses désirs au contre-pouvoir médiatique n'est pas une démocratie
digne de ce nom. Mus par cette conviction commune et cette inquiétude partagée,
nous avons exceptionnellement décidé de nous adresser ensemble à l'opinion
publique, par-delà la diversité de nos titres, de nos histoires et de nos
sensibilités. Et nous appelons à un vaste sursaut citoyen contre ce recul des
libertés qui affaiblit notre démocratie et discrédite notre pays.
Tous ensemble, défendons la liberté de l'information! Nous vous donnons
rendez-vous, vendredi 30 janvier, à 20 heures, au Théâtre du Châtelet, à
Paris.
Mediapart, Charlie Hebdo, Les Inrockuptibles, Marianne, Le Nouvel
Observateur, Rue 89, avec le soutien de Reporters sans frontières
Lire également notre article
"Contre la régression démocratique, un appel de six titres de presse",
en cliquant ici.