Après la prise de position « Nous refusons la politique de la peur » (Le Monde, 13 décembre 2008) (Voir article sur le [Blog ff31)
La politique de la peur que nous dénonçons attaque des secteurs entiers de la population qu'elle stigmatise comme dangereux. Une nouvelle fois, on épingle la dangerosité sociale à la maladie mentale en médiatisant à grande échelle les fous criminels et les errants ; alors que, loin d'être d'abord des délinquants et criminels, ce sont des victimes de multiples discriminations et violences. On utilise l'émotion populaire pour établir un déni de droit par la rétention de sûreté pour les délinquants sexuels et les détenus dangereux ... sur ordonnance.
On veut faire des jeunes décrocheurs la « racaille » qu'il faut réprimer sans égard dès l'âge de 12 ans. Et on trouve les moyens et l'argent pour développer cette politique sécuritaire qu'on refuse aux institutions de prévention, de soin et d'éducation. Ce populisme pénal poursuit des logiques économiques néolibérales qui pénalisent les pauvres et les plus vulnérables.
Nous savons que le droit peut être utilisé en vue d'atteindre n'importe quel but social ; sa fonction première est de maintenir l'ordre social. C'est pourquoi nous nous déclarons résolument du côté des Droits de l'Homme et du citoyen dans leur fonction ordonnatrice de la société.













