Appel à la mobilisation citoyenne le 18 février

Nous sommes le jeudi 12 février 2009, une semaine après les « explications télévisuelles » qui n'ont pues certainement convaincre aucun de ceux qui manifestaient le 29 janvier. Comme pour mettre la pression avant le rendez-vous du 18 février avec le P-résident, les syndicats regroupés appellent à se mobiliser le 19 mars prochain.

Sarkozy joue la montre. Les syndicats cherchent l'heure, mais ils ont tous du retard. Ras le bol des revendications catégorielles ou sectorielles, vive l'action interpro.

Que font les partis politiques du front anti-Sarko (pour sauver la démocratie) ? Oublient-ils que le temps passe ?

JUSTICE, SANTE, ENSEIGNEMENT, RECHERCHE, CULTURE, RETRAITES ...

Depuis 2007, l'inconséquence gouvernementale s'amplifie et la crise ne peut tout justifier.

Partout, de la Grèce à l'Islande, les manifestant-e-s grondent pour dépasser les sloggans passéistes.

De la Guadeloupe à Saint Denis de la Réunion, de Cayenne à l'université de Rennes II, un vent de révolte souffle. Une tempête populaire se lève. Qui sème la misère, récolte la colère !

Vigilance ! Alerte ! Le champ de la répression s'élargit quotidiennement... car le pouvoir est nu.

Promettre des milliards d'euros pour éviter la panique des petits épargnants et sauver les apparences d'un capitalisme aux abois. Consacrer quelques millions d'euros pour le logement social et les personnes en difficultés, quand un quart de la population vit avec quelques centaines d'euros par mois en guise de filet « social ».

Pire les « encombrants », « déchets inutiles » qui dorment dans les tentes des Enfants de Don Quichotte attendent sans espoir que ça change.

YA BASTA !

PARTIS POLITIQUES et SYNDICATS doivent entendre ce message, au même titre que l'UMP et son président suprême : les citoyens et les citoyennes qui manifestent, se rassemblent et luttent pour l'amélioration de leurs droits, forment aujourd'hui un mouvement généraliste et ouvert, démocratique et porteur d'un « débouché » politique à la hauteur des enjeux de la période.

Ceux et celles qui ignorent ce mouvement de l'histoire sont en fait dans le camp du conservatisme, celui de la défaîte programmée. Partout des idées foisonnent, des alternatives se construisent et des « utopies concrètes » adaptent le présent pour offrir des solutions viables à long terme (un avenir désirable se dessine).

Face à la crise mondiale financière, qui précède une crise économique dont on ne mesure pas l'importance (bien plus grave que celle de 1929), son impact sur les Etats et sa durée ; Il est urgent d'accomplir un saut collectif !

HALTE aux gaspillages et à l'exploitation des êtres vivants, des ressources naturelles et de nos moyens techniques à des fins mercantiles !

Pour la liberté, pour la justice, pour la démocratie !

Devant les Mairies, mercredi 18 février 2009, remplissons les Cahiers de doléances.


CnR 71