"Les mots nous divisent, les actes nous unissent" Tupamaros (Uruguay)
Par Webmaster le samedi 21 mars 2009, 10:47 - Initiatives - Lien permanent
Un texte et une proposition
d'Aline Pailler
"Je ne veux plus rentrer chez moi..."
Le 29 janvier, nous étions des millions, le 19 mars, 500 000 de plus et, si on écoute certains, il faudrait attendre le 1er mai?
Pourquoi pas la Saint Glinglin?
Et que fait-on d’ici là ?
Des grèves, des grèves administratives, des désobéissances civiles qui durent dans l'université, l'industrie, le commerce, l'enseignement, chez les sans papiers depuis des mois et il faudrait rentrer chez soi avec la gueule de bois, nos revendications, nos espoirs, nos projets de société remisés jusqu'au 1er mai?
Et pourquoi pas la Saint Glinglin?!
Vous savez bien que la cause de nos malheurs, c’est le système capitaliste?
Le Capitalisme, nous n'en voulons plus mais nous faisons comme si on devrait faire obligatoirement avec. Croyons-nous vraiment comme certains voudraient nous le faire croire qu'il est indépassable, juste "moralisable" ?
Le capitalisme, on en connaît les conséquences catastrophiques pour les femmes, les hommes, les corps et les esprits, l'humanité, les civilisations et la planète mais nous n'osons pas dire « NON » et ne plus rentrer à la maison, au travail car tout se passe comme si nous avions besoin d’attendre un ordre, un signal venu d’on ne sait quel « en haut » pour nous mettre à la révolution permanente.
Cela nous rassure-t-il vraiment de rentrer à la maison, au travail alors que nous savons que ces lieux sont de plus en plus menacés en France, en Europe, en Afrique, dans le Monde ?
Avons-nous peur de ne pas savoir penser, construire un autre modèle de société ? Est-ce pour cela que nous rentrons chez nous, au travail ? Pourtant, les résistants dans le Conseil National de la Résistance, les communards et bien d'autres ont pensé et élaboré un projet de nouvelle société dans la lutte! Et leurs propositions sont encore pertinentes aujourd'hui!
Ou pensons-nous peut-être ne pas avoir le choix ?
Pourtant, aujourd’hui-même en Amérique du sud, des peuples inventent chaque jour un autre avenir pour eux-mêmes et leurs enfants !
Pourtant, en Guadeloupe et ailleurs, des luttes tenaces se sont construites à partir de milliers de gouttes d’eau qui ont su et voulu se rassembler !
Nous le savons bien, comme tant de fois dans l’histoire, nous n'avons rien à attendre « d’en haut ». Le changement ne peut venir que de nous !
Les organisations, les associations, les syndicats, les partis, bref en un mot: le mouvement social c’est nous !
Alors assumons nos responsabilités devant l’histoire !
Prenons nos revendications en main!
Donnons sans attendre de la force au mouvement !
Il faut bien commencer, je me lance. Reprenons la balle avec des modes d'organisation inspirés de la Commune, par exemple:
- organisons-nous en Commune autour des mairies de village, de ville, de quartier et d'arrondissement
-diffusons dès aujourd’hui ce message de rendez-vous dans les entreprises, aux portes des commerçants, à la sortie des écoles, devant les pôles emplois, les associations de quartier, les PMI, les foyers de travailleurs immigrés, dans les transports en commun, les jardins publics…
Il suffit d’écrire sur une feuille le rendez-vous :
« Pour faire suite aux manifestations et aux grèves, Lundi soir à 18h30 devant la mairie, on discutera de la suite, amenez un gâteau ou un sandwich à partager on ne sait jamais…Signé : « Je ne veux pas rentrer chez moi !»
-désignons nos délégués pour faire le lien avec les entreprises en lutte et les autres ! la coordination est à construire avec des délégués aux mandats impératifs et révocables par l'assemblée.
-organisons des gardes pour les enfants, des repas froids etc...
-faisons passer ce message partout autour de nous en imprimant un petit texte, en parlant du rendez-vous à nos proches, voisins, collègues, amis…..
- diffusons ce message pour ceux qui ont des contacts en Europe ou ailleurs dans le monde
Commençons lundi soir à partir de 18h30 et, pour l'instant, donnons-nous rendez-vous tous les lundis et/ou tous les soirs à la même heure au même lieu. Des mairies, il y en a même sur les lieux de vacances!
Commençons à collecter les communiqués, bilans etc sur un site pour savoir vraiment où on en est. Je propose, par exemple le site "Je ne veux plus rentrer chez moi" qui s'est créé dans la foulée de « l'Appel des Appels »: www.21mars2009.fr et faisons-le vivre.
Je vais également proposer ce texte-appel sur le site: http://www.rougemidi.org/
Ce n'est qu'un début...
La grève générale ne se décrète pas, mais elle s'organise et se construit!
NOUS NE VOULONS PLUS RENTRER CHEZ NOUS !
RENDEZ-VOUS LUNDI 23 MARS DEVANT LA MAIRIE LA PLUS PROCHE DÈS 18H30!
ORGANISONS LA GRÈVE GÉNÉRALE À NOTRE RYTHME !













Commentaires
Pitié un peu de réalisme! c'est pas "Non au Capitalisme" Mais "oui à un capitalisme éthique"
Ah évidemment un paradoxe total, certes, mais il faut le voir comme un objectif à atteindre du mieux possible.
En ajoutant de nombreuses règles, comme "interdire le versement de dividende aux actionnaires lorsque il y a des plans sociaux", il est possible d'améliorer le système et cela ne se fera pas en un jour.
Inutile de réinventer la roue, cela serait suicidaire et le sang de nombreux innocents coulerait pour rien. Et certainement pas passer à l'autre extrême, le socialisme ou le communisme, qui sentent bon l'Humanité mais qui n'ont provoqués dans l'Histoire que d'odieuses dictatures.
Non il faut reprendre le système Capitalisme, trouver les failles qui ont permis à des voyous sans foi ni loi de profiter, d'user et d'abuser du système, et corriger ses failles.
De la même manière que le système capitalisme qu'il faut réformer, il faudra analyser puis réformer notre république devenue obsolète avec ses élus du peuple... déconnectés du peuple et financés par les lobbies.
La tache sera longue et douloureuse.
Moraliser le capitalisme est ce qu'a tenté de faire la gauche française jusqu'à maintenant.
A mon sens c'est mission impossible dans ce contexte mondial auquel nous ne pouvons rien.
En effet, comment interdire les chinois ou les autres pays émergents à vouloir acquérir le même niveau de vie que nous ?
Non ce n'est pas entendable quand justement il est question de concurrence mondiale, fondement du capitalisme.
L'abandon d'un système individualiste ne veut pas nécessairement dire qu'il faille automatiquement revenir aux formes collectivistes que nous avons connues et que nous connaissons sur la planète qui par ailleurs n'ont pas rompu avec un productivisme forcené qui a terme détruit l'humanité sur un plan social, écologique et démocratique.
Il nous faut inventer.
Réinventer un autre modèle de développement sur d'autres bases que l'argent roi, la marchandisation la spéculation financière, se poser la question de la place du travail pour chacun-e et dans la société, la question de la propriété privée et de l'usage, celle des besoins fondamentaux...
Bref, refonder un projet de société sur des bases de développement social et écologique, un développement démocratique ... et reconstruire ainsi un autre rapport entre les individus et les peuples.
Plutôt que de resservir toujours les mêmes recettes qui s'avèrent obsolètes pourquoi ne pas en créer d'autres à partir de nos connaissances mais qui serviraient à dépasser l'existant et ce, dans le but de réconcilier l'individu avec le collectif ?
La reconstruction d'un nouveau pacte social ?
Décidément, résister, c'est bel est bien créer.
Pour cela, déclinons ensemble les valeurs sur lesquelles nous voulons construire notre projet.
L'actualité politique, sociale économique et écologique est pleine d'exemples ou plutôt pour ma part de contre exemples sur lesquels nous pouvons nous appuyer pour faire du neuf.
Alors, discutons en !
Et peut être qu'ensuite, une fois fait cela, se refonderont une nouvelle droite et une nouvelle gauche, d'autres syndicats, d'autres institutions ... mais au moins dans un système qui je l'espère mettra les vrais enjeux au centre du débat démocratique. Nous devrons veiller à ce que ce soit toujours le cas.
Tel est l'enjeu de l'organisation d'Etats Généraux Citoyens.
En solidarité avcec Eon, portons tous lors de la prochaine manif le "casse toi pauvre con" que le chef de l'état lui même prononça ! Y EN A MARRE !!
oui !! ne rentrons plus chez nous tous dans la rue !! comme en place de grève à Paris ! des gens se relaient !
http://www.dailymotion.com/user/Dyn...
"Casse-toi pov'con" anti-sarkozyste: peine confirmée en appel
il y a 29 min
La cour d'appel d'Angers (Maine-et-Loire) a confirmé mardi la condamnation à 30 euros d'amende avec sursis prononcée en première instance pour offense contre le chef de l'Etat contre Hervé Eon, qui avait brandi en août dernier une pancarte avec l'inscription "casse-toi pov'con" au passage du cortège de Nicolas Sarkozy, apprend-on de source judiciaire. Lire la suite l'article
Ce demandeur d'emploi de 56 ans et ancien conseiller général PS de Mayenne a aussitôt formé un pourvoi en cassation, a-t-on précisé de même source.
"Je m'attendais à être condamné. Mais je trouve cette décision ridicule", a déclaré M. Eon à l'annonce de l'arrêt de la cour d'appel. "J'irai jusqu'à la Cour européenne des droits de l'Homme pour faire changer la loi, s'il le faut. Car ce délit d'offense au chef de l'Etat est absurde, d'autant plus qu'il n'existe plus dans beaucoup de pays européens", a-t-il ajouté, cité sur le site de "Ouest-France".
Ce proche du mouvement altermondialiste avait profité de la venue à Laval (Mayenne) du chef de l'Etat, le 28 août dernier, pour brandir la pancarte reproduisant la célèbre phrase de M. Sarkozy au Salon de l'Agriculture 2008 ("Casse-toi alors, pauvre con"). Lors du procès devant le tribunal correctionnel de Laval, le parquet avait demandé une peine de 1.000 euros d'amende. Le tribunal s'en était tenu à une "amende de principe" de 30 euros avec sursis. AP
BONJOUR ,
comment peu t'on dire de ce qu'il se trame sur la region NORD .
comment APPELLEZ CELA? c'est ma question ?voici un copier coller du front syndical .et je tiens à dire que moi même suis syndiqué a ce syndicat .
voila le copier coller:
Déclaration de la Région Métallurgie CGT Nord/Pas de Calais.
De nombreux syndicats CGT sont aujourd'hui ciblés par la confédération, les Unions départementales et fédérations pour tenter de les exclure, comme ce fût le cas pour le syndicat CGT Forclum où le tribunal a tranché en refusant l’exclusion exigée par leur fédération de la construction et la direction de l’entreprise. C’est une grande victoire pour la classe ouvrière face au patronat et au glissement réformiste de la direction confédérale CGT.Les seuls reproches qu’ils font à ces syndicats sont d'être fidèles aux valeurs fondamentales de la CGT à savoir : bannir l'exploitation de l'homme par l'homme et la socialisation des moyens de production et d'échange.Dans le Nord, l'Union locale de Douai, son secrétaire général sont depuis des mois l'objet d'assauts digne de ce qu’ont connu aux états unis dans les années 1920, les dirigeants des syndicats sako et venzetti ou le Makartisme dans les années 1950.La pression, les coups portés, les menaces de mort envers sa fille qu’a subit Jacques Leclercq ne sont pas étrangers à l'attaque cardiaque foudroyante qui l'a emporté. La famille porte plainte car le harcèlement continue notamment la fille et la mère de Jacques. Espérons que la police et la justice seront aussi promptes à découvrir les responsables qui avaient assigné Jacques au tribunal, il suffit de regarder parmi les fidèles de l’UD du Nord pour trouver les coupables.Depuis des mois, le syndicat CGT Renault Douai subit l'assaut d'une fraction de militants animés par un ancien membre du bureau fédéral de la métallurgie, surnommé dans le Douaisis le mercenaire, vous aurez bien entendu reconnu « le sieur Caré ».Il est aujourd’hui libéré de sa tâche de secrétaire de l'institut d'histoire de la fédération de la métallurgie avec tous les moyens ; voiture, carte bleue, téléphone portable sans limite, restaurants pour soudoyer et corrompre des militants etc De plus ce dirigeant corrompu a maintenant un double emploi, puisqu'il vient d'être nommé responsable par la fédération PCF du Nord pour animer la campagne des élections Européenne.A ce jour le syndicat CGT Renault Douai est toujours debout face à l’adversaire de classe et ceux qui l’accompagnent. Pour la direction de la Fédération de la métallurgie. C’est un échec, c’est pour cette raison que le délégué central Renault Fabien Gache et l’administrateur Audevard en collaboration avec le sieur Caré font leurs apparitions dans cette opération de purge envers le syndicat CGT Renault Douai (des tracts sont distribués dans ce sens où Fabien Gache serait le sauveur du désastre industriel et social de Renault face à la crise du capitalisme).Ces attaques frontales contre le syndicalisme de classe sont issues de la confédération Européenne des syndicats (CES) où la direction confédérale de la CGT ne cesse de glisser sur des bases réformistes en collaborant avec le capitalisme Européen. C’est tellement vrai que le secrétaire général de la CES M. Monks déclarait devant la presse qu’il faut sauver le capitalisme, et dans la communication de la CGT, prônait pour moraliser le capitalisme.On comprend mieux, le sens et les objectifs des violentes attaques contre les militants de classe, leurs syndicats dont la CGT Renault Douai qui tire sa légitimité par ses congrès, de ses forces organisées qui progressent malgré une campagne de propagande haineuse organisée par des dirigeants plus soucieux de la lutte des places que la lutte des classes.C’est pour toutes ces raisons que la région métallurgie tient à porter à la connaissance de l’ensemble des militants cette situation et le besoin de soutien aux camarades de Renault Douai, de leur Union Locale et de son défunt secrétaire général J Leclercq.La puissance du mouvement social qui grandit en France ulcère les technocrates de Bruxelles et de la CES. Ils exigent que la direction confédérale CGT fasse le ménage plus vite et plus fort, la chasse aux sorcières est organisée : en premier lieu couper les vivres en utilisant le nouveau système financier COGETIS à ceux et celles qui appellent depuis plus d’un an, au tous ensemble mais aussi l’éviction de militants investis de responsabilité ayant une expérience de classe de plus de 20 ans qui refusent d’appliquer l’orientation réformiste qui sera portée par le 49é congrès confédéral de décembre 2009.La recomposition syndicale européenne est engagée autour de l'axe CGT/CFDT dans le cadre de leur future fusion, ils veulent que cela se fasse rapidement, c’est la ligne du secrétaire général Thibault qui a été dictée lors de la réunion du 7 janvier 2009 avec comme mot d’ordre « taper fort sur ceux qui résistent » ce qui explique le manque de soutien à toute les luttes engagées en bas, tout comme les assemblées de militants comme celle de l'auto qui demandent de l'action sans aucun écho de leur fédération.LA CGT RESTERA-T-ELLE UNE ORGANISATION FIDELE AUX OBJECTIFS DE CLASSE DEFINIE A SA NAISSANCE EN 1895 OU VA-T-ELLE DEVENIR UN OUTIL AU SERVICE DE LA REFONDATION DU CAPITALISME ? L'ENJEU EST LA.
desole je reviens car dans ma colere j'ai oublier de signer
garcia jacques
adhérent CGT
membre du comité du PARTI de GAUCHE 13 éme CIRCO
membre du FRONT de GAUCHE
responsable du CNR D'ITRES 2008