Prolongeons la dynamique : ré-approprions nous l'espace public.
Par ff le vendredi 13 mars 2009, 01:08 - Lien permanent
Comme lors de la journée de mobilisation des consciences que nous avons organisé-e-s le 10 janvier dernier, comme nous le voulons en réactivant le Conseil national de la Résistance, invitons nous sur les places publiques, dans la rue, sur les marchés... pour nous ré approprier l'espace public.
A Toulouse, la place du Capitole est occupée de manière quasi permanente par des luttes et des résistances. Prolongeons la dynamique pour débattre et construire la société que nous voulons.
Organisons une résistance créative pour construire l'alternative citoyenne.
Résister, c'est créer.
CnR en Midi Pyrénées Blog : http://cnr-midipyrenees.blogspot.com/
Communiqué de l'Interlutte à Toulouse :
INTERLUTTE EN CHANTIER
Pour intensifier les luttes, pour une réponse globale à l’attaque générale
La journée d’action interprofessionnelle du 29 janvier a réuni 2 à 3 millions de personnes, démontrant qu’il existait un refus réel de payer les effets des politiques d’exploitation capitalistes.
Néanmoins, les suites de cette journée ont une fois de plus fait la preuve du manque de combativité des grandes structures syndicales.
Un nouvel appel des confédérations syndicales à une journée d’action est lancé pour le jeudi 19 mars.
Celle-ci sera surement un succès, à l’image du 29 janvier. Et après ?
Tout le monde parle de convergence des luttes, au-delà des slogans, comment la réaliser ?
Des actions ponctuelles d’occupation de la place du Capitole ont déjà eu lieu et se poursuivent : le collectif écoles en colère mardi 10 mars, les CHRS en lutte le jeudi 12, dimanche 15 les travailleurs sociaux.
Pour prolonger les luttes, se rencontrer, s’organiser, il nous faut un espace commun, ouvert, visible et permanent.
Prenons le ! Ré approprions nous l’espace public ! Occupons la rue !
Nous vous invitons à partager un repas et à préparer la suite Vendredi 20 mars place du Capitole à 19H
Interluta en òbra !
Réunion de préparation mercredi 18 Mars à 18H30. La chapelle 36 Rue de Casanova, Toulouse.













Commentaires
Sans y aller par trente six chemins Sarko n'a qu'a instaurer
le délit d'être jeune,oisif ,fauché et sans perspective d'avenir.
Notre jeunesse n'est-elle pas le fruit des gouvernements
socialistes et des gouvernements de droite qui ont suivi ?
On aurait une jeunesse ennemie de la nation et non pas
futur de la nation.Quel gâchis*
► Ce n'est pas la méthode Sarko,
c'est la méthode systématiquement appliquée en France par nos politiques ;
C'est ainsi que nos règlements et fiscalité sont d'une compléxité effrayante.
Mais que voulez vous, les électeurs ne marchent qu'au compassionnel à la place de toute réflexion.
Il n'y a qu'à écouter les revendications d'aujourd'hui :
« oui au travailleurs, non au cac 40... »
faut bien se mettre à la portée de ces gens là, c'est qu'ils votent, vous savez....
Dernière trouvaille du Président après une bagarre dans un lycée, la création du délit d' « appartenance à un groupement ».
Un étudiant attaqué par un groupe de jeunes après une manif à Paris le 28 mars 2006 (Thierry Roge/Reuters).
Fait divers médiatique ? Réponse juridique. La méthode est désormais bien rôdée : à chaque événement spectaculaire de l'actualité, Nicolas Sarkozy propose d'introduire un nouveau délit dans le code pénal. Dernier épisode du feuilleton : la bagarre survenue dans un lycée de Gagny et, dans la foulée, la création du délit d' « appartenance à un groupement ». Efficace ? Voire, il existe déjà...
Un nouveau délit de « groupement » ? Trois ans de prison
Nouvel incident à Garges-lès-Gonesse
Un nouvel incident s’est produit le 19 mars dans le collège Pablo-Picasso de Garges-lès-Gonesse (Val-d« Oise). Une dizaine de jeunes armés de barres de fer et de bâtons ont roué de coups le proviseur, Patrick Cassou.
A l’origine des violences, une rixe entre deux élèves du collège, dont l’un aurait appelé en renforts des amis extérieurs à l’établissement. Le proviseur se serait interposé et aurait reçu les coups de poings et de pieds destinés au collégien. Blessé à la main et à l’épaule, il a déposé plainte hier après une brève hospitalisation.
Nicolas Sarkozy devrait recevoir aujourd’hui à 17h30 le proviseur et une délégation de l'établissement.
L'idée semble avoir germé dans les esprits fertiles des conseillers élyséens : un nouveau délit, puni de trois ans de prison, qui permettrait de poursuivre les sauvageons avant même qu'ils n'aient commis la moindre infraction. Nicolas Sarkozy l'a annoncé lors d'une visite mercredi au lycée de Gagny (Seine-Saint-Denis). Là où une bagarre entre bandes a fait douze blessés dans l'établissement, le 11 mars dernier. Le président veut réprimer
Quels biens ? “Cela n'est pas encore défini, répond Guillaume Didier, porte-parole du ministère de la Justice, la Direction des affaires criminelles et des grâces travaille à la rédaction du texte.” Mais le président de la République a indiqué que l'intrusion dans un établissement scolaire pourrait devenir un délit, alors qu'elle n'est qu'une simple infraction pénale.
Un délit qui existe déjà dans le code pénal
A quoi pourrait servir ce nouveau délit ? “L'idée, précise le magistrat Guillaume Didier, est d'avoir un dispositif pour réprimer les gens qui forment une bande dans le but de commettre des infractions. Mais attention, on ne va pas réprimer dix personnes qui vont faire un pique-nique en écoutant du rap.” On respire. En réalité, conteste le sociologue Laurent Mucchielli, ce nouveau délit existe déjà :
Pour ceux qui auraient oublié le code pénal, »l'association de malfaiteurs » est ainsi définie :
Précision : ce délit est en général associé à d'autres, comme circonstance aggravante des faits poursuivis. A l'exception de la législation anti-terroriste, peu de justiciables se retrouvent donc devant un tribunal sur ce seul chef. Encore moins les mineurs. Mieux : pour la porte-parole du Procureur de la République de Paris, Isabelle Montagne, l'annonce présidentielle va permettre de résoudre un dilemme juridique :
Est-on en train de créer un délit préventif ? Façon Minority Report et sa police « precrime » ?
Marwan Mohammed, sociologue, n'est pas loin de le penser, comme il l'a longuement expliqué dans un entretien au Monde :
Est-ce la meilleure réponse aux violences urbaines commises par les jeunes ?
Nicolas Sarkozy avait bien préparé le terrain de sa visite à Gagny, grâce à une déclaration tonitruante de Michèle Alliot-Marie. Mardi matin sur Europe 1, veille du déplacement, la ministre de l'Intérieur lance un chiffre repris en boucle :
Effet garanti. Place Beauvau, on affirme que ces estimations proviennent de la SDIG, sous-direction de l'information générale (ex-RG). Sans plus de précision. Les anciens Renseignements généraux refusent de répondre à nos questions. Là encore, les observateurs comme Marwan Mohammed, auteur de « Bandes de jeunes » (La Découverte), doutent :
Un rapport du parquet de Paris contredit l'Elysée
Les deux rédacteurs du récent rapport « Le Phénomène des bandes à Paris », un commissaire de police et un membre de la Protection judiciaire de la jeunesse, expriment le même scepticisme. Ce rapport a été commandé par Jean-Claude Marin. Mais le procureur de la République n'en retient, aujourd'hui, que les aspects répressifs.
S'il note une augmentation significative des « affrontements entre bandes » (plus 29% en 2007), le texte insiste sur la volatilité du « phénomène » :
Dans ces conditions, les magistrats auront encore plus de mal à appliquer le nouveau délit de « groupement ». Enfin, au chapitre « Ajuster la réponse judiciaire », insistant sur le rôle décisif des dispositifs de prévention, le rapport cite une expérience australienne :
Une proposition que Nicolas sarkozy n'a pas dû lire.
pour construire l'alternative cityenne
très intéressant cet article