Les médecins entrent en Résistance !
Par CnR ;-) le mardi 23 décembre 2008, 13:05 - Initiatives - Lien permanent
COMMUNIQUE DE PRESSE du 15 décembre 2008
LE SNPHAR ENTRE EN RESISTANCE ET APPELLE LES MEDECINS HOSPITALIERS A FAIRE DE
MEME
“Le SNPHAR ( Syndicat National des Praticiens Hospitaliers Anesthésistes Réanimateurs) fait le constat depuis plusieurs mois d’une dégradation inimaginable des relations sociales avec le ministère de tutelle. Malgré le mouvement de grève des 16 et 17 octobre, et plusieurs sollicitations de reprise du dialogue social ayant toutes échoué, le ministère de la santé et Mr Fillon interpellé dans une lettre ouverte le 13 novembre 2008 restent muets. Jamais les syndicats représentatifs des médecins hospitaliers n’ont rencontré un tel mépris. Pourtant la période de crise financière et sociale devrait plutôt obliger à une paix sociale avec les acteurs de terrain amenés à maintenir le lien social, dont la santé est un des socles.
Cette attitude arrogante, ce déni des modalités d’action classiques et légales nous appellent à réagir selon des modalités inhabituelles pour nous.
Depuis 15 ans, nous avons subi au moins 5 réformes hospitalières. La dégradation de l’hôpital public a été orchestrée ; tout nous le confirme chaque jour. La Loi HPST, en dehors de grands principes incantatoires qui ne bernent personne, organise la casse du service public, la marchandisation de la santé, et le renforcement des pouvoirs de ceux qui ont conduit l’hôpital dans le mur. Elle ne répond pas aux attentes des médecins hospitaliers qui espéraient aussi une réponse aux problèmes d’attractivité des carrières.
C’est donc désormais de la responsabilité des médecins hospitaliers de dénoncer cette évolution, ses conséquences à venir sur l’offre de soins et la santé de nos concitoyens. Nous appelons désormais l’ensemble des médecins hospitaliers à réagir avec nous, à témoigner, et à entrer en résistance contre tout ce qui entrave ou porte préjudice au service public hospitalier et à ses missions, à l’éthique médicale, à l’exercice de notre activité de soignant, à notre indépendance professionnelle, et à notre équilibre personnel et notre santé.
Nous poserons les problèmes avec notre éclairage médical, au niveau local, régional et national, et rendrons public le débat sur l’avenir du service public et de ses acteurs.
Ce type de réaction de notre organisation considérée jusqu’alors, comme une force de proposition constructive, est pour nous une nécessité liée à la situation actuelle. C’est notre responsabilité. Ce n’est pas une décision facile à prendre, elle est grave, inhabituelle, et exceptionnelle. Elle est la conséquence de l’attitude des pouvoirs publics. Nous savons que nous serons relayés par les acteurs de terrain, ulcérés du mépris actuel. C’est pour nous un devoir de citoyen et de médecin engagé pour le service public, de dénoncer aux usagers, au personnel non médical, aux élus, la situation actuelle et l’aggravation que contient la Loi HPST.
Dans les jours qui viennent, le SNPHAR va dévoiler une série de propositions qui vont permettre à tous les médecins hospitaliers qui se reconnaissent dans les valeurs de service public de s’opposer quotidiennement et courageusement à toutes les entraves à un exercice médical serein et efficace.















Commentaires
Salut à tous,
Nous avons passé 5 mois à préparer l'événement du 10 novembre. 5 mois qui nous ont permis de travailler ensemble à un projet concret et très ambitieux. Un réseau s'est constitué et nous avons maintenant un certain savoir-faire.
Le 29 janvier prochain, se tiendra une grève générale (càd inter-catégorielle, avec notamment le personnel de l'éducation). Tous les syndicats s'y mettent. A la limite, c'est pas nouveau. Mais les circonstances sont exceptionnelles. Tout laisse à penser qu'un mouvement social de grande ampleur va éclater. Nous avions déjà déduit que les mouvements sociaux était notre arme contre la politique du gouvernement. Le mouvement spontané des lycéens (les syndicats étaient totalement dépassés) a prouvé que la lutte pouvait se faire en passant outre les orgas traditionnelles. La jeunesse a fait reculer le gouvernement une première fois, c'est un signe ! Et la jeunesse continue sa mobilisation, car elle ne se fait plus rouler dans la farine.
Le CRC s'est déjà lancé dans un travail sous-marin de préparation de cette journée, pour que tous les citoyens sachent que c'est le jour J pour que la Résistance passe à l'action de façon intensive. Le rapport de force doit passer en notre faveur.
Nous ne pouvons pas nous permettre de rater cette journée. Mieux, nous devons faire en sorte qu'elle soit reconduite dès le lendemain, avec occupation des lieux d'étude et de travail. C'est le mot d'ordre à faire passer et à faire voter en AG partout !
Je propose que le réseau CnR, qui compte des comités locaux partout en France, de nombreux citoyens de bonne volonté, notamment sur la toile, passe à l'offensive sur cette journée. La mission : en parler à tout le monde, la rendre gigantesque et inoubliable. Il y a de multiples façons d'agir. Les lycéens ont utilisé les nouvelles technologies pour communiquer plus efficacement, il faut faire pareil ! Mais il faut aussi agir sur le terrain, inonder de tracts et contacter la presse.
Le travail fourni pour préparer le 10 novembre doit ressortir, par exemple les affiches et les logos (et modifiant la date). De la sorte, le 29 janvier ne sera pas perçu comme la grève des syndicats, mais comme celle des citoyens, bref du peuple ! Et tout le monde pourra s'y reconnaître.
Par exemple sur le forum du CRC/CNL, on recrute des gens (pas que lycéens) pour former un groupe travaillant sur la communication : http://lecrc.forumactif.fr/organisa...
Je compte sur vous,
L'union fait la force,
A bientôt,
Sylvain.
n'hesitez pas a vous equiper d'un lexique wow, j'ai du maal � comprendre, j'avoue
en tout cas merci pour ce billlet int�ressant ! c'ets toujours
sympathique de paqser sur ce blog 
merci
merci pour ce topic, mais faut que les mentalites change!