Des enseignants qui entrent en Résistance
Par CnR ;-) le jeudi 27 novembre 2008, 18:31 - Initiatives - Lien permanent
Une lettre magnifique à lire ici ou sur le blog qui la porte!
La Résistance pédagogique s'organise...
Montpellier, le 25 novembre 2008,
Cazals Bastien
Montpellier
à
Monsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
Monsieur le Président de la République,
Si je prends la liberté de vous écrire cette lettre, c'est qu'aujourd'hui, en tant qu'enseignant et directeur d'école comme en tant que citoyen, je suis en colère, proche de la révolte. Je ne peux plus me taire. Je me dois de réagir.
Permettez-moi, tout d'abord, d'insister sur l'expression de mon profond attachement et de mon immense respect pour cette République française dans laquelle j'ai eu la chance de venir au monde. Je suis attaché à ce pays car je considère qu'à certaines périodes de sa longue histoire, il s'y est dit, écrit et fait de si belles choses. Outre l'immense patrimoine culturel qu'elle a constitué, la France – tout particulièrement de sa révolution de 1789 au programme du Conseil National de la Résistance, en passant par la République et sa loi de 1905 sur la laïcité – a su porter si haut et avancer si loin les valeurs universelles consacrées dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen qu'elle a fini par faire le choix ambitieux d'une république laïque et démocratique où tous les citoyens vivent ensemble, en bénéficiant de la liberté, de l'égalité et de la solidarité ! Tellement admirable que j'ai choisi de servir cette République, ma République. J'en serais presque fier... sauf que je ne suis pour rien dans tout cela, j'en hérite. Et un tel héritage se partage ou se défend !
C'est ainsi que j'arrive à l'objet de ma lettre. En ce début de XXIème siècle, que reste-t-il de l'état républicain à la fois puissant et protecteur, comme de ses grandes missions d'intérêt public ? Plus grand chose : les idéologies en vogue étouffent la flamme républicaine tandis que les réformes en cours dépècent les derniers lambeaux des services publics. D'autres pourraient citer la justice, la santé ou la solidarité, je vous parlerai de ce que je connais, de ce que j'ai choisi : l'école primaire publique.
Monsieur le Président, autant vous le dire de suite, avec les transformations qui s'opèrent actuellement, l'État ne pourra plus garantir à chaque citoyen les mêmes droits en terme d'éducation. Et il s'agit, là, du déni d'un droit fondamental, surtout dans une république qui se prétend historiquement éclairée par le savoir et la pensée, la finesse et le bon goût. Cette ''modernisation'' de l'Éducation Nationale, qui se construit pas à pas depuis des années, avance sur plusieurs plans à la fois mais dans une grande cohérence. Sachant que votre temps est précieux, j'ai donc choisi de n'en aborder qu'un aspect, le plus saisissant.
Ayant déclaré la guerre contre l'échec scolaire, votre ministre en charge du dossier a entrepris de moderniser l'école prétendument dans l'intérêt des élèves mais avec quand même, dans un coin de la tête, les impératifs budgétaires liés à la mise en œuvre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), au respect du pacte européen de stabilité et autres contingences financières. Ainsi, à cette rentrée 2008 et sans concertations préalables aux prises de décisions, M. Darcos a ainsi décidé :
- de mettre en place des nouveaux programmes qui conviennent parfaitement aux élèves comme ma fille, qui est structurée, attentive et appliquée, mais ne laisseront que peu de chances à son copain Victor de surmonter ses difficultés d'apprentissage ;
- de diminuer le nombre d'heures de classe pour les élèves comme ma fille qui travaille bien et comprend vite mais pas pour Victor qui est soutenu 2h par semaine dans ses difficultés d'apprentissage e
- et de renforcer le dispositif de stages de remise à niveau en CM1/CM2 pour que Victor entretienne ses difficultés d'apprentissage pendant les vacances de ma fille...
Mais ce n'est pas tout – et Victor est finalement un peu chanceux, car la rénovation du primaire est en cours et, pour la rentrée 2009, sans plus de concertation, M. Darcos nous annonce qu'il va :
- supprimer progressivement les enseignants membres du Réseau d'Aides Spécialisées au Enfants en Difficulté (RASED) qui aident Victor pendant le temps scolaire et sans lui refaire la classe ;
- mettre toujours plus d'élèves par classe – puisque toujours moins d'enseignants – ce qui ne plaira pas trop à ma fille qui aime avoir l'attention de la maîtresse mais beaucoup à Victor qui préfère se faire oublier ;
- et remplacer la prise en charge à l'école publique des 2/3 ans par leur accueil dans des structures locales payantes, ce qui n'affectera pas la scolarité de Victor mais de son petit frère Hugo qui restera encore un an à la maison avec sa maman car « sa veau pas l'coup de bosser au smig si faut payer le jardin des veilles » ! Hugo n'aura donc pas la chance de son frère de bénéficier des apports langagiers et de la stimulation cognitive d'une première socialisation à l'école maternelle.
Croyez-vous sincèrement, Monsieur le Président, que votre ministre pourra, par de telles réformes, atteindre l'objectif qu'il s'est fixé de diminuer par trois le nombre d'élèves en difficulté ? Et pouvez-vous m'affirmer que l'école primaire de demain continuera d'assurer à tous les élèves des chances égales d'émancipation sociale ?
Actuellement, nous assistons à la mise en œuvre, à marche forcée, des dernières grandes étapes de la transformation du système éducatif français. J'en veux pour preuve l'autoritarisme croissant exercé par la hiérarchie, le souci de rendre improductif l'exercice du droit syndical au travers du Service Minimum d'Accueil (SMA), ou celui de faire surveiller l'opinion et l'activisme des enseignants !
Aussi, comme bon nombre d'entre eux, j'entre aujourd'hui en résistance parce que je ne peux me résoudre à ce que l'école publique, mon école, ne se préoccupe ni de Victor, ni de Hugo, sans être pour autant en mesure de faire éclore un nouveau Victor Hugo. La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration (article 15 de la DDHC de 1789) c'est pourquoi d'un fonctionnaire dévoué je me vois contraint de devenir un fonctionnaire désobéissant ! En conséquence, en tant qu'enseignant tout d'abord, je prends les décisions suivantes :
- Je n'appliquerai pas les nouveaux programmes mais continuerai à travailler dans l'esprit des programmes de 2002 (qui n'ont d'ailleurs fait l'objet d'aucune évaluation).
- Je n'effectuerai pas l'aide personnalisée auprès des élèves (qui est destinée à remplacer l'aide spécialisée du Rased) mais mettrai à profit ces 60 heures annuelles pour rencontrer les parents deux fois dans l'année (en milieu et fin d'année), organiser les projets pédagogiques collectifs et également pour faire vivre la bibliothèque de mon école (qui est actuellement sous-utilisée faute de personnel mis à disposition).
- Je ne déclarerai pas à l'administration mon intention de faire grève, 48h à l'avance, mais j'informerai, comme par le passé, les parents d'élèves au moins deux jours avant.
- Je ne me porterai jamais volontaire pour les stages de remise à niveau ni ne transmettrai de liste d'élèves.
Ensuite, en tant que directeur, je prends les décisions suivantes :
- Je ne participerai plus au fichage centralisé des écoliers via Base Elèves
- Je ne traiterai plus que les demandes administratives qui concerneront directement les élèves, mes collègues ou le fonctionnement de mon école.
Enfin, en tant que simple citoyen en dehors de tout parti politique, je n'empêcherai pas la diffusion de ces prises de position professionnelles mais au contraire, tenterai de participer à l'émergence d'une résistance citoyenne et non-violente, porteuse d'un projet de société généreux et ambitieux – depuis la crise financière, nous savons tous qu'il est possible de trouver beaucoup d'argent lorsque c'est nécessaire – car notre République est en train de tourner le dos à ses dernières missions d'intérêt public...
Conscient que vous ne mesuriez probablement ni l'ampleur du désastre qui menace l'école, ni celle de la colère qui submerge le monde enseignant, je sais que vous entendrez mon appel et ne décevrez pas l'espoir que je mets dans la grandeur de votre fonction.
Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président de la République, l'expression de mon attachement respectueux à la dignité de l'État républicain laïc et de croire en ma détermination à continuer d'œuvrer pour tous les élèves qu'ils soient ma fille, Victor ou Hugo.
CAZALS Bastien













Commentaires
Réforme Santé : l'hôpital contraint à la charité
La ministre de la Santé présente en conseil des ministres une réforme de l’hôpital censée garder "le tissu hospitalier de notre pays" en supprimant des services.
"Je veux garder absolument le tissu hospitalier de notre pays. Je veux garder aussi une qualité des soins", a déclaré la ministre sur France Inter à propos du projet de loi "Hôpital, Patients, Santé, Territoirs", présenté aujourd’hui.
La qualité ? Le projet de loi sur la santé prévoit notamment de lier la rémunération des médecins à leur activité, au risque de favoriser une "sélection" des patients en fonction de leur "rentabilité". "Cette rémunération à l’activité (…) risque de mettre une pression qui ne va pas dans le sens de la qualité des soins. Il peut y avoir des divergences sensibles entre la conception d’un directeur d’établissement et celle du praticien sur ce qui convient pour tel ou tel patient. La dimension quantitative est susceptible d’entraîner des dérapages", selon l’Ordre des médecins.
Pour la CGT-Santé, premier syndicat des personnels hospitaliers, le nouveau mode de rémunération des médecins, ajouté aux pouvoirs accrus accordés au directeur de l’hôpital par le projet de loi, va mettre les praticiens "sous pression, avec des critères d’appréciation de leur activité fortement productivistes".
Quel que soit le "bon vouloir" du médecin, il ne sera jamais "à l’abri de dérives" déjà favorisées par la T2A, comme la "sélection" de patients "rentables" au détriment de ceux moins "rentables", met en garde le médecin urgentiste Christophe Prudhomme (CGT).
Ainsi, ce serait plus intéressant financièrement pour un établissement d’opérer un patient jeune et en bonne santé qu’un patient plus âgé ayant d’autres pathologies susceptibles d’entraîner des complications.
Des collectifs d’usagers, d’élus et de syndicats réunis au sein d’une Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux, craignent enfin que la fermeture de certains services clés, comme la chirurgie ou la maternité, n’aboutissent finalement dans les faits à faire "disparaître" certains hôpitaux concernés.
Comment se surprendre, après les milliards déversés aux banques, il faut bien faire payer ceux qui ne peuvent faire chanter personne… Aux armes, citoyens !
Des Sommes considérables pour sauver les Banques et de plus en plus de misère Pour les ÉCOLES et pour les hopitaux populaires de proximité dans la "France profonde" Merci à l'Équipe du Président !!!
Juste une petite précision; j'ai reçu ce courrier de Raymond Aubrac en réponse à un courrier que je lui avais envoyé concernant le discours de Léon Landini :
"Cher monsieur,
Merci pour votre communication du 11 novembre et les documents que vous avez joints.
Je connaissais, et j'approuve le texte de Léon Landini et celui concernant les commémorations.
Nous sommes, je pense, à l'aube d'une sérieuse lutte politique.
Je n'aime pas l'usage nouveau de l'expression "CNR", qui crée la confusion, surtout depuis qu'elle a été polluée par l' "Algérie française" que conduisaient Georges Bidault et le général Salan (cl. la confusion du "Front National").
Croyez, cher monsieur, à mes sentiments très fidèles."
Effectivement, j'ai fait quelques recherches, je savais que le front national avait repris honteusement le nom d'un organe de résistance, mais je ne savais pas que l'OAS avait récupéré le nom du "CNR".
Voir : http://www.salan.asso.fr/Biographie...
Un nom est un nom, mais bon, ça peut poser des pb de compréhension future; qu'en pensez-vous ?
ne pourrait-on pas prendre comme on avait vu avec Jacques et Miha : "conseil national de la résistance humaniste"?
Je vous laisse juges.
il est évident que la mort des services publics est programmée depuis des décennies.
nous assistons actuellement à une accélération de cette mise à mort.
L'ouvrage Souffrance en France, la banalisation de l'injustice sociale, du psychiatre et psychanalyste Christophe Dejours est né de l'étonnement du chercheur et du citoyen face à l'inertie générale de la société confrontée au drame du chômage de masse et à l'absence de réaction collective des chômeurs eux-mêmes.
Pour le scientifique, qui dirige depuis vingt ans un laboratoire de psychologie du travail et est à l'écoute des souffrances des salariés dans l'entreprise, cette situation est un défi à la compréhension. Comment expliquer que l'on supporte sans révolte cette souffrance et ce malheur, qui touchent toutes les familles (le Premier ministre, Lionel Jospin, reconnaissait lui-même récemment compter des chômeurs dans sa parentèle) ? Comment expliquer que les cadres consentent à licencier leurs propres collègues ? Que l'on accepte de voir le nombre des laissés-pour-compte augmenter sans remettre en cause le système ?
Selon lui, la société française n'aurait pas toléré il y a vingt ans la moitié de ce qu'elle accepte aujourd'hui sans trop de turbulences, soit 12 % de personnes privées d'emploi et des conditions de travail de plus en plus précaires pour la plupart des catégories.
La thèse de C. Dejours est que le système néo-libéral, au nom de la guerre économique et de la mondialisation, a progressivement persuadé les gens du bien-fondé de ce primat de la raison économique sur le bien-être humain ou la justice sociale. Des formations visent d'ailleurs à former les cadres au licenciement sans état d'âme.
Dans le cas de la violence économique, la responsabilité est encore plus difficile à identifier puisqu'elle est collective, généralisée et diffuse. On commence à peine à comprendre et à dénoncer la violence inouïe que représentent le chantage au licenciement, la compétition accrue, l'exclusion ou la misère quotidienne, qui échappent à la visibilité médiatique, sauf lorsqu'ils conduisent à des drames spectaculaires comme le suicide d'une famille entière
Dans l'Europe des Quinze, une enquête révéla, en 1996, que 4 % des travailleurs avaient déjà été victimes de violences physiques, que 2 % avaient subi un harcèlement sexuel et que 8 % avaient enduré des actes d'intimidation ou des brimades.
Les médias français s'intéressent de plus en plus à ce phénomène dans le sillage d'une série d'ouvrages parus sur ce thème ces derniers mois. Un dossier de l'hebdomadaire l'Expansion de mai 1999 consacré à la violence au travail stigmatisait le climat toujours plus brutal du monde des entreprises.
Recherche effrénée de la rentabilité, fusions, restructurations, réduction des effectifs, qui entraînent l'accroissement des cadences dans l'industrie et les services et conduisent les entreprises à en demander toujours plus, notamment aux cadres victimes du syndrome de l'épuisement (« burn-out »), alors que leurs perspectives d'avenir deviennent précaires, créent un environnement propice à l'insécurité et au développement de conduites abusives et violentes comme le management par la pression, la menace et l'humiliation.
C'est de cette violence psychologique que rend compte l'ouvrage de la psychiatre et psychanalyste Marie-France Hirigoyen, le Harcèlement moral, la violence perverse au quotidien, qui est devenu en quelques mois un best-seller en France avec plus de 120 000 exemplaires vendus.
Existant depuis toujours et commun à tous les pays, ce type de violence est seulement étudié depuis le début des années 70, et demeure largement sous-estimé, malgré l'ampleur de son coût, ne serait-ce que matériel, pour la collectivité et les entreprises elles-mêmes. Les Etats-Unis évaluent, par exemple, à 200 milliards de dollars par an le coût social du stress, à 4 milliards* celui de la violence au travail. Car, le stress en général et le harcèlement en particulier se payent en termes de démotivation, de baisse de la productivité, de maladies nerveuses, d'absentéisme, voire de suicide (le harcèlement serait en Suède à l'origine de 10 à 15 % des suicides), jusque sur les lieux de travail.
Nourri de nombreux témoignages, clair et accessible, le Harcèlement moral démonte les stratégies de ces guerres psychologiques qui prospèrent dans le monde du travail, mais aussi au sein des couples et des familles. Il dresse un portrait des agresseurs (refusant toute culpabilité, irresponsables et paranoïaques, soulageant leurs conflits psychologiques en les projetant sur d'autres) et des victimes types (hyper-consciencieuses, naïves et compréhensives), et propose des conseils pour identifier cette violence, y résister psychologiquement, et utiliser les recours légaux pour s'en sortir.
la violence morale se nourrit, selon Marie-France Hirigoyen, du manque de formation et d'information des dirigeants, du laxisme des structures vis-à-vis des conflits de personnes, des méthodes de dévalorisation, d'intimidation ou de persécution, qui peuvent être inspirées par l'esprit de compétition et se combinent souvent avec le racisme et le sexisme. Par peur ou par complaisance, l'entourage préfère généralement ne rien voir, quand la détresse et le sentiment de culpabilité des victimes, ajoutés à la peur de perdre leur emploi, les empêchent même d'en parler.
Chris, c'est bien d'en avoir parlé avec Monsieur Aubrac.
la moindre des choses est de respecter son voeu.
pourquoi ne pas en profiter pour faire court ?
"Résistance Humaniste"
?
?
Qu'en pensez-vous ?
le "vrai" RH, pas le RH, ressources humaines, qui amène trop souvent à des compressions de personnels et qui entretient l'idée que les êtres humains sont des produits à exploiter, comme les ressources.
du trucages dans le vote électronique pour les prud'hommes
http://eco.rue89.com/2008/11/27/pru...
C’est Thales qui supervise la sécurité qui est « racheté » par Dassault du club Sarkozy
il nous prennent vraiment pour des cons
aux armes !!!
Conseil National de la Résistance : doit on laisser polluer les valeurs, les symboles, les noms?
Si on accepte de laisser les symboles, pied à pied, on laisse l'ennemi s'approprier la symbolique culturelle. or, c'est à cette symbolique que se raccrochent les gens, car c'est cette symbolique qui leur a été enseignée.
N'ayons pas peur et redonnons valeur à ce qui a donné force à nos valeurs. Conseil National de la résistance : Si ces mots ont été pollués, nous devons les faire briller, dans l'esprit de ceux qui les ont créé.
Allons-nous rejeter les mots déclaration des droits de l'homme, Démocratie, Liberté , Résistance, Egalité, Justice, Fraternité, Solidarité, sous prétexte que des malfrats les ont détournés?
Ne nous battons pas pour des drapeaux, mais refusons que d'autres utilisent ces mêmes drapeaux pour asservir les populations.
Un reproche quand même : la modération à priori du blog, qui implique la défiance à priori de ses modérateurs. C'est dommage!
Que diriez-vous de "Association de Resistances en Série" ? (terme électrique) : ARS
Qu'on pourrait comprendre aussi comme : "Association Pour la Recherche sur la Sclérose" (de notre social, pouvoir d'achat, système, Etat, etc...), ou "Ahhhh, location Rentrée Scolaire ?" (traduction trouver un appart'), ou "Atelier de Recherche en Sociologie" ou "agence régionale de santé ( on va en avoir besoin!)" ?
pour la resistance coordonée
http://www.dailymotion.com/bookmark...
Soral et Cheminade, t'as pas trouvé mieux ? je sais qu'ici, il faut être ouvert pour lutter ensemble, mais bon , m'allier avec des fachos... j'y arrive pas, ça bloque.
Travaillant aussi dans "l'éducation" si je puis dire puisque je suis formateur à l'AFPA (l'Association de Formation Professionnelle pour Adultes) où je récupère les petits "Hugo" et "Victor" devenus grands et leur permet de suivre une formation à un métier ou de valider leur acquis de l'expérience du fait qu'à l'école ils n'auraient pas eu la chance/l'envie/les moyens de poursuivre assidument leur études.
En cela je trouve mon service public AFPA formidable au même titre que tous les autres services publics, enfantés depuis les lendemains de 1936 et même avant pour certains.
Mais hélas comme nombreux de services publics dont nous faisons parti, nous subissons aussi l'acharnement de l'état à nous détruire par tous les moyens sournois dont il dispose et même parfois pas sournois!
Et comme vous aujourd'hui je rentre en résistance avec les peu de moyens qu'il nous reste et comme vous je suis outré, indigné, en colère ... mais plein d'espoir de pouvoir faire changer les choses comme l'ont fait par le passé nos arrières et arrières arrières grands parents ... oui ... j'entends ces voix qui nous murmurent " ... amis entends tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines... amis entends tu les cris sourds du pays qu'on enchaine ...." Je suis de tout coeur dans votre combat qui es aussi le mien...le notre....camarades!
Bravo, Drakkarius, et merci; on a besoin de camarades comme toi, courageux et déterminés.