On nous a longtemps expliqué que l'argent manquait pour que le socle des conquêtes sociales du 20 ième siècle soit maintenu.

On nous a préparés et amenés à des changements économiques à l'échelle mondiale.

Puis à une réforme de notre modèle social français, hérité de la Libération.

Tout ça n’a abouti qu'à une catastrophique répartition des richesses et à une triple crise: écologique, sociale et démocratique.

 

Aujourd'hui, la crise financière mondiale remet au premier plan la question sociale, alors que la situation écologique se dégrade de jour en jour...

Dans notre pays et ailleurs, on constate, à cette occasion, la difficulté des organisations politiques et syndicales qui nous représentent, à s’opposer, dans des délais acceptables, à la mainmise des marchés… D’où l’urgence démocratique.

 

Mais les circonstances révèlent aussi que l’argent ne manque pas, dans les pays riches, quand il faut garantir, avec l’argent public, la survie du système financier…

 

Pourquoi, alors, cet argent manquerait-il, lorsqu’il s’agit de maintenir les acquis sociaux qui sont le ciment de notre République ! Et même de les prolonger, en une sorte de bouclier, pour faire face aux conséquences de la crise que nous allons devoir affronter ?

 

Se saisissant du flambeau tendu par les anciens du CNR, sous la forme de l’appel de 2004, le CnR réactivé en 2008, a tenté de relever ce défi, en proposant la construction d’une mobilisation générale des consciences à l’occasion du 10 novembre 2008…

 

 Si cette proposition n’a pas été reprise par les grandes organisations politiques et syndicales, elle a montré que la mobilisation pouvait être l’affaire des citoyens,de tous les citoyens, bien au-delà des clivages artificiels…

 Elle doit donc se poursuivre !

 Aux citoyens de  se mettre d’accord, si leurs volontés et leurs luttes convergent, sur la forme et le fond d’une intervention dans le champ politique et social, pour imposer  la préservation de leurs acquis et l’élaboration d’un projet de bouclier social pour tous.

A eux d’entrer en résistance.


Dans un esprit de Résistance à l’ordre que les marchés veulent leur imposer, et d’unification du mouvement social, les citoyens pourraient remplir, partout dans le pays, jusqu’à la première semaine de mai 2009, des cahiers de doléances et établir ensemble la liste des droits fondamentaux que devrait protéger ce nouveau bouclier.



Célébrant le 220ième anniversaire de l’ouverture des Etats Généraux de 1789, ils pourraient converger et se réunir ensuite, entre le 1er et le 8 mai 2009, pour créer les moyens, tous les moyens, de maintenir et d’améliorer le contrat social que nous avons hérité de nos anciens…