CONVERGEONS, BLOQUONS !
__Face à une attaque globale, une réponse collective : le blocage de la
ville. __
Qui de nos jours peut affirmer qu'il ou elle n'est pas touché-e par la
précarité, la concurrence, les pressions au travail, l'exclusion, les
difficultés d'accès à un revenu, au logement, aux soins, à l'éducation, aux
transports ? Autant de problèmes qui semblent nous tomber dessus, sur
notre voisin, comme la foudre ou la sécheresse. Mais la crise n'est pas une
catastrophe naturelle, pas plus que les décennies ravageuses qui l'ont
précédée, pas plus que ce qui risque de suivre si on ne fait rien.
On nous pousse à ne voir que le mur, le fatalisme, à accepter l’injustice
d’une société du mérite et de la performance individuelle. Ne resterait pour
s'en sortir qu'à se faire passer pour des requins solitaires, qui dévorent pour
ne pas être dévorés. Chaque jour, des millions de personnes doivent appliquer
ou subir les mesures antisociales renforçant les privilèges et les profits
d'une minorité. La crise n'est responsable de rien, car partout la même volonté
s'exprime : contrôler, lisser les réactions, diviser et isoler pour mieux
contraindre tout le monde à suivre la volonté des puissants. Il n'y a rien de
nécessaire ou d'inévitable dans toutes ces mesures. L'insoumission aux lois du
marché et de ses défenseurs (contrôle social, répression,...) se fait en
agissant collectivement, de là où nous sommes. Par cette journée d'action
interprofessionnelle, nous voulons montrer que le combat de chacun-e est aussi
le combat de toutes et tous. Contre ceux qui nous font espérer des miettes, ou
qui décident à notre place, organisons-nous !
Plus nombreux, plus forts !
Malgré 35 ans de chômage structurel, et d’offensive du capitalisme dans les
boîtes et à la tête de l'Etat, beaucoup de gens refusent de se résigner,
individuellement et solidairement. Il faut pour être efficaces, que ces
solidarités puissent se coordonner. Il existe partout aujourd'hui des luttes
dures, longues et déterminées, mais qui pour aboutir ont besoin de s'associer à
d'autres luttes, dans l'intérêt d'atteindre une capacité d'action suffisante
pour inverser le rapport de force que nos pseudo-représentants nous imposent.
Merci à la Guadeloupe qui nous a donné-e-s cette leçon et qu'il faut soutenir à
présent ! Participer à la convergence, c'est remédier à l'atomisation de
la société, prolonger l'idée que tout seul on ne peut pas faire grand chose.
C'est montrer qu'on peut se rendre visibles et être pris-es au sérieux. La
production est déstructurée ? (sous-traitance, délocalisations, précarité,
intérim…) Nous irons à la rencontre les un-e-s des autres, toujours plus
nombreux. Et avec à chaque fois un message fort, par des actes qui expriment
notre volonté de changement, et la font avancer.
''Aujourd'hui des personnels de Freescale, de Météo France, des
étudiant-e-s, enseignant-e-s-chercheurs, travailleurs sociaux, animateurs,
hospitaliers, chômeurs, parents d’élèves, personnels d’université,
intérimaires, téléopérateurs, cheminots, intermittent-e-s, du Pôle emploi…
(liste non exhaustive) se lancent ensemble dans une action convergente :
exprimer ce ras-le-bol de manière à sortir de l'impuissance. Il aura fallu
plusieurs semaines de prises de contacts, de rencontres sur les divers lieux de
mobilisation. En unissant nos volontés, nous avons pu porter une première
action commune... et ce n'est qu'un début ! ''
Faisons pression sur ceux qui souhaitent diriger nos existences, en tapant
là où ça fait mal... Bloquer l'économie c'est paralyser les échanges marchands,
faire perdre de l'argent à ceux qui nous payent au lance-pierre, rendre du
temps aux salarié-e-s pour desserrer l'étau qui nous oppresse.
Notre objectif est de créer des espaces dans lesquels nous puissions fédérer
nos colères, agir concrètement ensemble et trouver des mots d’ordre
communs.
Si vous souhaitez rencontrer des secteurs en lutte, étendre la pratique de
la convergence, reconduire ce genre d'action, rendez-vous pour une assemblée
générale à l'ESAV (56, rue du Taur), ce 26 mai à 13h30
La convergence se travaille à l’INTERPRO (18h les lundis au Mirail), à l'INTERLUTTES (18h les mardis au Mirail) et partout où on lutte !